#TémoignageTime Marie-Thérèse, 1m88, grande mais pas que…

Je sais que je t’ai manqué et me revoici ! Et je ne reviens pas avec n’importe quoi : un témoignage. Suite à ma série #BodyAcceptance, j’ai décidé, qu’il serait intéressant et judicieux de partager d’autres témoignages que les miens, car certes j’ai eu différents complexes, sur différents niveaux, mais je ne suis pas la seule. Du coup, pour pouvoir toucher tout le monde, il est important d’explorer d’autres pistes car un complexe est strictement personnel. Il peut concerné la taille, les cheveux, la couleur de peau, les doigts… Tout est possible ! Du coup, aujourd’hui, je te propose de découvrir le témoignage de Marie-Thérèse qui mesure 1m88, mais pas que !

Hello !!

Mon prénom est Marie-Thérèse (je sais j’ai un prénom typiquement antillais mais je ne le suis pas du tout LOL), j’ai 26 ans et je viens de commencer un nouveau boulot à Dublin après avoir vécu 2 ans à Prague. Je suis originaire de Créteil, en région Parisienne. A travers cet article, je vais essayer de te faire quelques confidences personnelles sur moi. Peut-être que cela pour en aider certain.e.s.

Depuis que je suis petite, j’ai toujours été la plus grande et mince de mes amis ou de ma classe (tu vois la personne que tu mets sur le côté dans la rangée du milieu bah écoute c’était ma place habituelle MDR). Il faut que je te précise que je fais 1m88 pour 64kg.  Maintenant que le décor est planté, nous pouvons vraiment commencer cette histoire !

Je crois que de ma primaire jusqu’à la fin du lycée, j’ai toujours eu un côté garçon manqué car je n’aimais pas mettre de robes, de jupes ou de shorts. Cela était probablement dû au faite que ma mère me forçait à porter des robes pour les photos de classe en maternelle en me disant « tu n’as pas intérêt à te salir aujourd’hui c’est la photo de classe !! » #traumatismebonjour. Donc moi, j’avais pris pour habitude, avec mes copines, de courir partout et me battre pour rire avec les garçons. Et ouais c’était déjà biiiiien compliqué ! Petit à petit,  j’ai fais un rejet de tous vêtements féminins et cela a duré plusieurs années. Mais ce n’est pas tout : il y a également le fait que je grandissais chaque année et que je prenais au moins 5 cm par an facile (pour te donner un ordre d’idée, entre mes 7 ans et 17 ans j’ai pris 51 cm, sur ma 1re pièce d’identité j’avais 7 ans et je faisais 1m37 et sur ma dernière carte j’avais 17 ans et je fais 1m88). Imagine toi donc que tu as une gosse qui grandit un peu trop chaque année : c’est un peu trop compliqué pour l’habiller et lui trouver des chaussures à sa taille. Ma mère a donc pris l’habitude d’acheter des vêtements à la taille au dessus pour qu’ils puissent durer plus longtemps… Et forcément, j’avais l’habitude de cacher mon corps et de ne pas être trop féminine (voir pas du tout).

Arrivée au collège, je me souviens que’il y avait des nanas qui avaient déjà des seins et des fesses… Et moi, non. Ce fut très difficile à vivre car toutes les filles avaient des formes, et donc étaient (selon moi), plus attirantes. Pour te dire, il y avait une fille de ma classe en 6e qui elle avait déjà des seins et des fesses, à  11 ans. Et pour me rassurer, je me disais que ce n’était pas possible, qu’elle avait forcément trafiqué son âge sur ses papiers LOL. Tout ça parce qu’elle avait déjà un corps de vraie femme, pour son si jeune âge. Moi dans tout ça, je n’avais même pas eu mes règles (que j’ai eu très tard d’ailleurs). Au fil du temps, j’ai commencé à me comparer et donc à complexer.  Pour moi, je n’avais pas de forme (et encore aujourd’hui, quand je regarde les petites je me dis « p*tain mais elles ont mangé quoi merde ?! ») et donc c’était presque comme si je n’étais pas une fille. Puis, est arrivé le lycée, où j’ai commencé à me chercher un peu… Mon style vestimentaire notamment, a commencé à changer car  j’ai commencé à sortir avec mes ami.e.s, mais également parce que je devenais une adulte et donc il faut assumer un peu.

Puis un jour… Oui comme dans les conte de fées LOL… Un jour, je me suis posée devant un miroir, je me suis fixée et j’ai prononcé cette phrase qui a changé ma vie : « tu fais 1m88, tu ne peux pas te cacher quoi qu’il arrive on te remarquera, donc assume qui tu es !! ». Cette phrase, si simple et pourtant si criante de vérité, a été un déclic pour moi. J’arrivais en première année de Fac, les soirées, les rencontres avec les garçons et ma meilleure amie (qui était déjà très féminine à l’époque donc dans cette transition), m’ont permis de devenir la femme que je suis devenue aujourd’hui, celle qui s’assume avec les formes qu’elle a, et non sans qu’elle n’a pas. Je suis particulièrement reconnaissante envers ma meilleure amie d’ailleurs, qui a su voir moi autre chose qu’une fille « grande et mince ».  Je ne compte plus nos séances shopping avec toutes les deux où je lui demandais des conseils, mais également les vendeurs qui t’aident avec plaisir. Elle m’a permis de mieux connaître mon corps, ma morphologie, ma taille afin que je puisse me diriger vers ce qui met le plus en valeur. Et maintenant, l’ancienne garçon manqué prends même du plaisir à faire du shopping, même si des fois je galère pour trouver un vêtement à ma taille/longueur MDR.

Entre nous, je t’avoue, que je reviens de loiiiiiin… Et quand je te dis loiiiii, c’est loiiiiin niveau acceptation de soi :  j’ai été brûlée au second degrés à la partie gauche de mon visage quand j’avais 13 ans…  Je me suis ouverte la mâchoire et les lèvres quand j’en avais 6 ans, et l’arcade sourcilière droite quand j’en avais 2. Bref ! Je suis une casse-coucou oui, mais ce qu’il faut retenir c’est que j’ai pris des réflexions gratuites sur mon physique et encore aujourd’hui. La seule différence c’est quand on me dit que je suis anorexique, boulimique, que je ne mange pas ou autre, tout cela glisse sur moi, car je m’aime comme je suis.

Au final, j’ai appris à m’aimer avec toutes mes imperfections et mes perfections et pour rien au monde je ne remonterai le temps pour changer tout ça, et tout ce qu’il s’est passé car fait partie de moi. Je suis en harmonie avec moi-même, je me suis trouvé un style à moi et je le vis super bien. D’ailleurs, ce qui est marrant, c’est que lorsque j’explique mon parcours à des ami.e.s ou à des gens dans la rue qui me disent « j’adore ton style, vous êtes belle et unique. Ce n’est pas possible, vous n’étiez pas un garçon manqué avant ». Limite, je dois me justifier d’avoir eu un tel parcours car il semblerait que je n’ai pas pu vivre toute ces choses. Mais finalement, je finis toujours par remercier la personne, en essayant de rester humble.

Pour conclure, si je peux te dire un truc, ça serait « aime-toi, comme tu es tout simplement ! Que tu sois grande, petite, grosse, mince. Accepte-toi comme tu es !! Sache que cela te rend encore plus belle lorsqu’on assume qui on est. Si j’ai pu le faire, si j’ai pu passer au travers de la méchanceté gratuite et des mots durs, alors tu peux le faire également.»

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