POURQUOI J’AI ARRÊTE LA PILULE

Hello mes girls (et mes gars si vous passez par là) !

Voici 3 mois que je n’ai point écrit. Le manque de temps ? Peut être ! La fatigue ? Assurément. Franchement, je ne vais pas te mentir et te dire que j’étais occupée et tout, parce que la vraie vérité, c’est que j’avais tout simplement pas la tête à écrire.

J’avais d’ailleurs prévu de faire un article sur « Pourquoi mon acné ne définit pas ma beauté » (qui viendra d’ici 10 jours, je pense), mais je me suis posée la question suivante : pourquoi j’ai de l’acné ? Du moins, pourquoi j’ai eu de l’acné ? Et si je remonte dans le temps, j’ai commencé à avoir de l’acné quand j’ai arrêté de prendre la pilule contraceptive. Et ça s’est révélé être un sujet important, d’actualité, puisque de plus en plus de femmes décident de l’arrêter. Selon moi c’est un sujet de fond que je me devais de traiter et partager, pour que les filles mais aussi les garçons (car dans une relation on est toujours deux) puissent avoir une vision de ce qu’est la pilule et ce qu’elle fait au corps d’une femme.

Commençons par le début, j’ai commencé la pilule à l’âge de 17 ans, en même temps (ou quasiment) que mon premier rapport sexuel. Pour moi et pour nous, c’était surtout l’assurance que je ne tombe pas enceinte parce qu’à 17 ans, tu n’as pas forcément la maturité nécessaire pour élever un enfant. En tout cas, moi, à 17 ans j’étais juste une grande enfant MDR. Je n’avais pas spécialement d’acné à l’époque, j’avais un cycle régulier et tout allait plus ou moins bien du côté hormonal. Sauf que j’avais très mal les premiers jours des règles et parfois je faisais des malaises. Du coup, la pilule est un peu arrivée comme une bouée au milieu de la mer (et quelle bouée *ton sarcastique*).

J’ai donc toujours connu mon corps de femme sous l’effet de la pilule. J’ai pris des formes et du poids. Cela a été pour moi les premiers et principaux effets secondaires dans un premier temps. Je ne m’en suis pas trop plainte (si on oublie ma TCA et mes problèmes de confiance en moi). J’étais alors sous Melodia, une pilule de 28 jours.

Puis, quelques années ont passé et est arrivé le scandale des pilules de 2e et 3e génération. Comme beaucoup de femmes, j’ai du changer de pilule pour ne pas avoir de problème de santé par la suite (comme l’infertilité, #justsayin). Ma nouvelle amie portait donc le nom d’Optilova 20. C’était une pilule similaire à Melodia, mais plus « jeune ». Et c’est là, en réalité, que tout a commencé. Au fur et à mesure que le temps passait, j’avais une multitude d’effet secondaires tels que des maux de têtes réguliers, un côté un peu frigide, des absences de règles… Bref ! J’en suis même arrivée à déprimer régulièrement, à pleurer régulièrement pour un oui ou pour un non, et avoir des humeurs changeantes… Que du bénéf’ comme tu peux le lire ! Et j’ai accepté ça durant un certain laps de temps. Malgré tous les symptômes, j’ai continué, docilement, à prendre ma pilule.

Voici donc 9 ans que je prends la pilule (et comme tu ne sais pas compter, je te rappelle que nous étions en 2017). Je commençais à me poser des questions sur cette pilule. Je commençais à comprendre que mes états étaient liés à ce médicament (car la pilule reste un médicament) que je prenais quotidiennement depuis presque 10 ans. Petit à petit, à force de recherches et de lectures, je me disais qu’il fallait absolument que j’arrête ce processus qui dénature mon corps. Mais j’avais peur ! Oui j’avais peur de l’arrêter. Premièrement, j’avais peur de ces douleurs abdominales que j’avais quand j’avais 17 ans. Celles qui me faisaient penser à de l’Endométriose. Puis de tomber enceinte (je n’ai pas peur d’avoir des enfants, mais je savais que ce n’était pas le moment tout simplement). 

Puis soyons clair.e.s entres nous, certes dans une relation nous sommes 2 (peu importe le type de relation) mais la responsabilité de la pilule incombe toujours à la femme (enfin, d’après la société quoi). Si je l’oublie quand je sors, ça sera de ma faute. Si je ne la prends pas, ça sera de ma faute. Et si je n’ai pas les moyens de me la payer, ça sera ENCORE ET TOUJOURS de ma faute. Donc si je tombe enceinte, ça sera FATALEMENT de ma faute. C’est moi qui doit mettre une alarme sur mon téléphone. C’est moi qui doit payer un gynécologue à 70 euros la consultation tous les 6 mois pour avoir une prescription. Moi, moi, moi et encore moi qui doit prendre la pilule et culpabiliser si quelque chose n’a pas fonctionné. Or, il me semble que lorsque nous décidons de coucher ensemble, je ne suis pas toute seule. Bien sûr, je ne parle pas de mon cas particulièrement (car j’ai la chance d’avoir un mec concerné par le sujet), mais de manière générale, force est de constater que les garçons ne s’intéressent pas vraiment à ce sujet qui les concerne également. Et je ne parle même pas des mecs qui veulent bien avoir des relations sexuelles avec toi, qui ne veulent pas mettre de préservatif et qui après coup te disent « je pensais que tu prenais la pilule »Bruh, really ?! 

J’avais donc peur. Je savais pertinemment que je devais arrêter, mais j’étais comme bloquée. Puis, on est doucement arrivé à Juillet 2017 et il ne me restait plus qu’une plaquette. Depuis quelques mois, j’avais la migraine 1 jour sur 2, je ne me sentais pas bien, c’était de pire en pire. Mes règles venaient quand elles en avaient envie, c’était INSUPPORTABLE, pour moi, mais aussi pour mon chéri. Il ne me restait donc plus qu’une seule plaquette et je n’avais aucun moyen d’aller chez mon médecin avant septembre… Je me suis dit « aller on se lance ». A la fin de ma plaquette, j’ai décidé de ne plus la poursuivre et d’arrêter net.

Malgré tout, je ne conseille pas de faire comme moi. Je vous conseille de ne pas arrêter sans l’avis de votre médecin et de le faire progressivement. Pourquoi ? Parce que quand tu crois que c’est fini, ce n’est pas vrai.

Un mois est passé, j’ai eu mes premières règles post-pilule… A ma grande surprise, je n’ai pas vraiment eu mal. Et depuis 1 an et demi, c’est toujours le cas. Mon cycle est redevenu celui que j’avais avant la pilule (à savoir hyper régulier). Je ne fais pas de malaise et je vis très bien durant cette période du mois. Je n’ai plus mal à la tête, ma libido est revenue, je ne déprime plus… Bref, tous les inconvénients hormonaux provoqués par la pilules ont disparu… Ou presque.

Nous sommes en septembre 2017 et je commence à avoir de l’acné sur le bas du visage. Je commence à avoir peur, car je n’ai jamais eu d’acné de ma vie. Je ne savais pas comment le traiter, ni quoi faire. Et j’ai changé de routine pour quelque chose d’exclusivement bio et naturel. Malgré tout,rien ne changeait et j’ai commencé à me remaquiller plus régulièrement le visage jusqu’à acheter le fameux fond de teint Pro Filt’R de Fenty Beauty. La suite tu la connais, nous n’allons pas nous épancher dessus.  Après cet épisode (une fois que j’ai retrouvé mon visage « normal »), l’acné est revenu bien évidement. Il m’aura fallut  1 an pour contrôler et stabiliser mes hormones qui n’avaient pas été produits par mon corps durant 9 longues années. Un an où j’ai du me battre, où j’ai du apprendre sur ce que mon corps veut ou non, ce qu’il aime ou non, en plus de mes autres soucis de santé.  Un an où j’ai du apprendre à vivre avec mon acné et faire en sorte que ça ne définisse pas ma beauté (tcheck de l’épaule, t’as capté que ça sera le prochain article mdr).

Car c’est ça que la pilule fait aux femmes : oui elle permet de ne pas avoir de grossesses non-désirées, mais le prix à payer est cher puisqu’elle dérègle complètement notre corps.  Elle nous empêche de prendre du plaisir et surtout, elle nous empêche d’être nous-même. Et sachez messieurs (et mesdames hein), que parfois les effets post-pilules ne s’en vont pas ou peuvent mettre 3 à 5 ans à se stabiliser.

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