ALEXA, T’AS CHANGÉ… PARTIE I

Hello la compagnie ! Guess who’s back ?!

 

Voici plus d’un an que je n’ai rien écrit sur le blog. Alalah ! Je ne pensais pas que ma vie me prendrait autant de temps et de ce fait, que je ne puisse rien écrire ici durant plus de 12 mois. Car oui, c’est bel et bien ma vie qui m’a plus ou moins empêcher (empêcher c’est un peu fort comme mot je te l’accorde) d’écrire des articles inspirés et inspirants.

En vérité, ma vie a changé il y a un an et l’année 2019 a marqué un tournant dans ma vision de voir les choses. Certains vous diront que j’ai changé, d’autres vous diront que je n’avais rien à dire. Mais moi je vous le dis, j’ai PLEIN de choses à vous dire. Et ça commence tout de suite.

Avant toute chose, il est nécessaire de vous rappeler une certaine chronologie des faits (c’est plus sympa de savoir le pourquoi du comment, c’est clair).

En janvier 2019, je me faisais opérer de la jambe gauche après avoir dévalé 3 marches d’un escalier en talons. En effet, j’avais la cheville cassée ainsi que le péroné (ne me demande pas comment, I don’t know how). Je ne vous raconte même pas à quel point je m’en voulais d’avoir voulu mettre des bottines à talons, le jour J, alors qu’il pleuvait. Mais passons. Suite à cette opération, j’ai eu le droit à 7 semaines de plâtre où je n’avais pas le droit de poser le pied au sol et 15 jours sans plâtre, où pareil, mon pied ne devait pas fouler la Terre. Croyez-moi les amis, ce n’est absolument pas facile d’être privé de l’un de ses membres, surtout quand il te permet de te déplacer.

Durant cette période, hormis le fait que j’ai écrit un livre (petite pub au passage) et déménagé hors du domicile familial, j’ai surtout découvert à quel point mon équilibre psychologique était fragile. Vous savez, rester seule durant 9 semaines à repenser à tout ce qui ne va pas dans votre vie, ce n’est pas facile. Alors au début, il y avait le Tramadol qui me faisait dormir et je n’y pensais pas plus que ça (drogues.com boooonjouuuuur). Mais très rapidement après mon sevrage, j’ai pu voir l’étendu de mes faiblesses.

J’avais beau essayer de me concentrer sur autre chose, écrire, lire, dessiner, aller au cinéma (même en béquilles les gars, je ne lâche pas l’affaire) et tutti quanti, il n’y avait rien qui empêchait le retour à la réalité une fois seule dans mon lit. J’ai pleuré, vous ne pouvez pas savoir à quel point. C’était une période très difficile pour moi, sentimentalement parlant, c’est vrai (autre sujet, un autre article peut-être ?), mais ce n’était pas l’origine de ma tristesse. NON ! J’étais triste de voir que finalement, malgré tout le chemin parcouru, toutes les épreuves surmontées, tous les pardons, tout l’amour que j’ai pu donner ou recevoir, j’étais toujours cette jeune femme qui ressentait un vide en moi. Un vide permanent que j’avais essayé de combler au fil des années sans jamais pouvoir y parvenir. Je sentais clairement la dépression me guetter et franchement, je peux vous dire que ça fait mal. Ça blesse.

Pourtant est-ce que cela m’empêchait de donner le change à mes amis et ma famille ? Non. Est-ce que j’avais arrêté de donner de l’amour et d’être là pour les autres alors que je n’étais psychologiquement pas dans l’état de le faire. Toujours non.

Pause.

Personne n’a dit que c’était un article marrant et drôle ptdr. Je continue.

Bref, disons que j’ai toujours eu tendance à faire passer les autres avant moi-même et que cette habitude ne m’a pas permis de voir tout de suite clair dans ce que je devais faire. Malgré tout, j’ai tenu bon, avec l’espoir que cette période sombre ne durerait pas toujours. Et puis est arrivé le jour où on m’a dit que je pouvais et devais de nouveau marcher. J’avais toujours une béquille mais qu’importe. C’était le début de ce qui allait devenir ma nouvelle vie.

Un soir de février 2019, alors que je me sentais encore vide et pas prête pour la suite des événements avec ma jambe, j’ai entendu une voix intérieure me parler. N’aies pas peur hon’, il n’y a pas de fantôme par ici LOL. C’était comme une conviction qui m’était apparue dans le cœur. Cette voix me répétait : « Ta vie se bloque c’est vrai mais il y a une chose que tu n’as pas essayé… », « Tu sens un vide mais il y a une solution pour toi, je te le promets… ». Et vous savez quoi ? Je me suis endormie avec ces pensées en boucle sans vraiment les comprendre, mais elles étaient là.

C’est seulement le matin que j’ai compris. C’était comme une illumination (visualise bien une ampoule qui s’allume dans ma tête). J’ai pris mon téléphone et j’ai envoyé un message à l’une des personnes que j’aime le plus au monde : ma nièce.

[MOI]

Tu es là ce week-end ? (Elle habite à Amiens pour ses études)

[ELLE]

Je ne pense pas, je n’ai pas d’argent pour prendre un billet cette semaine. Pourquoi ?

[MOI]

Je te le paye, on va à l’église dimanche.

ON VA A L’EGLISE DIMANCHE ! Quelle phrase !! Vous ne vous rendez pas compte à quel point cette phrase était improbable venant de moi. Et je ne vous parle même pas du potentiel étonnement de ma nièce à ma requête. Cependant, elle a accepté de suite, sans discuter. J’imagine bien que c’était tellement soudain pour elle, qu’elle a décidé de ne pas pinailler sur mes motivations. A vrai dire, nous n’en avons jamais parlé jusqu’aujourd’hui. Nous étions juste d’accord pour y aller ensemble, un point c’est tout.

A ce moment-là, il me semble que nous étions jeudi. J’ai payé l’aller-retour de ma nièce comme prévu, mais j’ai commencé à me poser des questions. Vous vous doutez bien qu’après 10 années sans mettre un orteil à l’église, c’était un peu… bizarre. Bizarre de ressentir l’envie et le besoin d’y aller. J’essayais de m’accrocher à ce que mon cœur me disait, mais je ne vous cache pas qu’une part de moi se demandait ce que j’allais bien pouvoir faire là-bas.

Re-pause.

Tu comprendras mieux quand on sera à la partie « témoignage ». Ne va pas trop vite hon’.

Reprenons. Ma nièce va à Impact Centre Chrétien. J’avais déjà été par le passé, pour son baptême. Je me suis dit qu’il serait donc judicieux d’aller en territoire plus ou moins connu. Histoire de ne pas tomber dans une église qui me rappellerait mon passé (don’t forget, partie « témoignage » on a dit).

Dimanche arrive et j’ai toujours ma béquille. On se lève et on se prépare. Seulement voilà, cette sensation de ne pas forcément faire le bon choix persiste. Je comprendrai plus tard que c’étaient les « traumatismes » de mon âme qui parlaient. Et je vous le dis sincèrement, si ce jour-là, il n’y avait pas eu ma nièce, chez moi, prête à aller à l’église en vers et contre tout, comme elle le fait tous les dimanches, je n’y serai surement pas y aller. Je ne lui ai jamais dit, mais elle fut une source de motivation ce fameux dimanche. Et aujourd’hui encore je suis persuadée que Dieu s’est servi d’elle pour me ramener à lui ce jour. Il avait déjà bien trop frappé à la porte sans que je n’ouvre depuis toutes ces années LOL.

Je ne vous fais pas part du chemin en béquilles et transports. Les gars, disons-le un calvaire. ICC est ce qu’on appelle une méga-église. Il y a du monde et nous, on a voulu aller au culte de 11h, celui où il y a le plus de monde. Et moi qui n’aime pas la proximité, je peux vous dire que ce n’était pas facile de survivre dans ce contexte alors que je ne pouvais pas tenir debout plus de 2 minutes.

Mais, nous sommes enfin arrivées (oui en vie) et enfin assises. Le culte commence. La musique retentit et je décide de jouer le jeu. Je commence à chanter et à danser. Et alors que j’étais dans l’ambiance (les vrais savent), je fus prise de court par une sensation étrange. Une onde chaude m’a traversé le corps. J’ai senti une boule au niveau de mon ventre, une chaleur intense et rassurante. J’avais chaud d’un coup. C’était… disons-le, indescriptible. Je ne peux vous faire part que d’impressions que j’ai eu à ce moment-là. La seule chose palpable que je peux vous certifier, ce sont les larmes qui s’en suivirent. Car oui, je pleurais sans raison. J’étais comme bouleversée, touchée par je ne sais quoi.  Et je ne sais pas si ma nièce l’eut remarqué, mais une chose était sûre… Je me sentais bien. Je me sentais à l’aise. Je me sentais chez moi. 

Et là, vous vous demandez « mais qu’est-ce qu’elle raconte elle ? ».

Je rigole déjà en pensant au nombre de personnes qui vont quitter l’article maintenant et qui vont se dire que c’est too much. Vous pouvez, ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave car ça ne change pas l’expérience que j’ai vécu et que je vis encore à ce jour. Elle fait partie de moi, et vous savez que je vous ai toujours dit que ce blog était un blog de partage. Et c’est ce que je fais aujourd’hui : je partage.

Reprenons. C’est ainsi que lorsque l’appel pour la prière du Salut fut lancé, j’ai naturellement accepté de donner ma vie à Jésus. J’étais persuadée que j’étais au bon endroit. C’était comme si le vide n’existait plus. C’était comme si ce moment m’attendait depuis toujours. Et j’ai compris que la promesse que j’entendais dans mon cœur depuis des jours, c’était la Sienne. C’était son cadeau de Lui à moi, pour avoir décidé d’ouvrir la porte. Vous l’aurez compris, ma rencontre avec Dieu m’a marquée. Clairement. Et elle restera toujours gravée en moi comme une assurance de ce qu’Il a fait pour moi, de ce qu’Il m’a donné, ce feu.

[PARTIE II]

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