ALEXA, T’AS CHANGÉ… PARTIE II

Shhhh ! La partie 2 commence.

 

L’année 2019 s’est ainsi passée : j’ai tâtonné entre ma foi indéfectible, mon apprentissage de la Parole et mon moi du monde comme on dit. Haha, vous savez que j’ai pour habitude d’être honnête avec vous. Et je ne vais pas vous mentir en vous disant que je ne suis pas tombée plusieurs fois, que je n’ai pas eu la flemme ou le manque d’envie. Vraiment, je ne vais pas vous dire ces choses-là. Mais à côté de ça, arrêtons-nous également sur ce qui fut des avancées majeures et fulgurantes dans ma vie avec Jésus. J’ai pris des cours bibliques. J’ai organisé un Agape et participé à d’autres. J’ai servi dans un Ministère (et je suis partie pour un autre). J’ai conduit des temps de prières. J’ai aussi participé à des études bibliques. Vous l’aurez également compris, en 2019, j’ai cherché Dieu. Tout est allé très vite dans mon cas concernant ce retour à Jésus. C’est comme si j’étais clairement entrée dans ma destinée et que tout ce qui était bloqué se déverrouillait. L’année 2019, qui semblait avoir mal commencé fut, contre  toute attente, grandiose.

Et puis est arrivé le jour où j’ai décidé de me baptiser. Vous savez, c’est une envie que j’avais partagé bien avant de prendre la décision concrète de le faire. Cependant, à partir du moment où j’y ai songé, je n’ai cessé d’avoir une voix en tête qui me disait que je n’étais pas assez « bien » pour le faire. Pas assez droite. Pas assez chrétienne. J’avais encore des pêchés et je l’admets, cette voix m’a poursuivi longtemps, appuyée par des propos que certains de mes proches m’ont dit. Ce n’était pas dans le but de me freiner, ça c’est certain. Cependant, vous savez quand une forteresse commence à se bâtir dans votre cœur, et que votre âme vous répète que tu ne peux pas t’approcher du Seigneur telle que tu es, c’est facile d’écouter des mots sans en comprendre la signification initiale. J’avais donc l’envie de me baptiser mais contre toute attente, je n’avais pas le courage de le faire.

Et un dimanche après-midi, en rentrant de l’église, j’ai décidé de reprendre mon livre de cours biblique. Allez savoir pourquoi mais parfois il ne faut pas trop se poser de question. Je l’ai fait c’est tout. Je me suis arrêtée sur le cours sur le baptême. Et là, j’ai lu une note que j’avais écrite il y a de ça plusieurs mois :

« Le baptême n’est pas fait pour que tes pêchés soient pardonnés. Ça, c’est l’œuvre de la croix. Le baptême c’est la déclaration publique de ton appartenance à Jésus. L’officialisation de votre alliance… ».

Révélation !

Je m’étais donc trompée tout ce temps. J’avais créé une prison mentale moi-même, en me persuadant que ce n’était pas le moment alors que j’avais déjà la réponse à mes questions depuis tout ce temps. C’était décidé ! Moi, Alexa, j’allais me faire baptiser.

Et à partir de ce moment, le vrai combat a commencé pour moi. Je ne vous cache pas que jusqu’au jour J, ça a été une bataille de tous les instants. Je vous épargne les pleurs, les doutes, les problèmes d’organisation, les gens qui se désistent… J’ai même eu un accident avec le Uber qui m’a amené à l’église ce jour-là. Les gars, tout ça pour vous dire que je sentais que j’irritais fortement notre adversaire à tous qu’est le Diable. Mais soyons clairs : je n’ai rien lâché. J’ai prié matin et soir. Il était hors de question de faire un pas en arrière maintenant que j’avais décidé de faire ce qui devait être fait. Cependant, et les personnes baptisées par immersion comprendront surement, la voie qui mène au baptême de l’eau n’est pas un long fleuve tranquille. Ce n’est pas « ouais je vais sauter dans une piscine et hop je vais renaître, ma vie va être kouleuh ». Sans parler du fait que j’avais été choisie pour témoigner (je cherche parfois, faut l’dire).

Nous sommes le 19 octobre 2019, le jour de mon baptême.

C’est seulement une fois que les répétitions ont commencé que j’ai commencé à être en meilleure forme. Les combats spirituels ça épuise, sachez-le. On chante, on rigole, on se concentre. La cérémonie commence et les gens défilent. Parfois en témoignant, parfois non. Mais en tout cas, nous sommes tous motivés pour cette vie nouvelle qui s’offre à nous.

Et vient mon tour.

Mon tour et je dois prendre le micro. Est-ce que j’étais stressée ? Nope. Est-ce que j’avais l’impression d’être « comme dans un rêve » ? Clairement. On m’annonce, je monte sur l’estrade. Le temps s’arrête et dans ma tête, je demande au Saint Esprit de conduire ce témoignage parce que j’en connaissais le sujet mais je n’avais « rien préparé ». Et Dieu a fait grâce. Il parait que j’ai été drôle durant ces 5 minutes sur scène. J’ai dévoilé à mon entourage et toutes les personnes présentes comment j’étais partie de l’église et pourquoi j’étais revenue. La sincérité de mes sentiments, les longues nuits à pleurer, le vide qui n’avait jamais été comblé jusqu’à aujourd’hui. Les faux sourires, la peur, le soulagement, la foi, ma résolution…. Bref. Peut-être que cela vous intéresse également, alors je vais partager avec vous cette partie de ma vie, en espérant que cela parle à quelqu’un, un jour.

La partie témoignage est enfin arrivée (roulement de tambour).

Aussi loin que je me souvienne, et parce que j’ai toujours eu une famille croyante, j’ai toujours cru en Dieu. J’ai toujours cru qu’il était là et qu’il veillait sur moi. J’ai été au catéchisme. Et j’ai longtemps suivi ma grand-mère dans des églises catholiques avant de trouver ma propre église à l’adolescence. A vrai dire, j’étais plus que motivée, j’y allais avec mes amies de l’époque, en semaine, le dimanche. Et ce, même si je ne comprenais pas tout. J’ai toujours été persuadée que Dieu n’était qu’amour et miséricorde. Qu’Il ne voulait que le bonheur des Hommes, mais je commençais à ne pas me sentir à l’aise dans la dite-église et surtout auprès de son pasteur.

Contextualisons. La sœur d’une amie à moi était épileptique, je me souviens. Et un soir, elle fit une crise qui l’avait contrainte à aller à l’hôpital. Sa mère, qui venait à tous les temps de prières avec nous, s’était donc rendue au chevet de sa petite dernière qui avait alors, peut-être, 10 ans.  Le lendemain donc, elle n’est pas venue prier avec nous, restant avec son enfant à l’hôpital. Passons. Quelques jours après, alors que nous étions tous réunis à un vendredi de prière, la maman qui était revenue demanda au pasteur et à l’assemblée de prier pour la santé de sa fille. Et la réponse ne se fit pas attendre « non parce que tu n’es pas venue mardi ».

Cette phrase, cette simple phrase, cette unique phrase avait fini de me convaincre que l’église ce n’était pas ça. Mais surtout que finalement, l’église ça restait surtout des Hommes.  J’étais persuadée que Dieu ne pouvait pas se trouver dans ce genre d’église. Et ce fut la dernière fois que j’ai mis les pieds à l’église avant 2019. J’avais 17-18 ans. Et par la suite, il était hors de question de me traîner là-bas. La communion fraternelle ? Pour aller où ? Me lever le dimanche ? Je peux prier chez moi. Se baptiser ? J’ai déjà été baptisée quand j’avais 3 ans. Bref, j’avais réponse à tout, tout le temps. Et puis la suite, vous la connaissez : une vie remplie de doutes, de vide, de manquements, de pleurs, de blocages. Une vie où j’aimais Dieu mais où je m’aimais encore plus, je pense. Malgré tout, depuis que j’avais accepté Jésus dans ma vie, je n’avais manqué de rien : amour, santé, argent, sécurité… Toutes ces choses que tout le monde désire, je les avais reçues je n’en disconviens pas. Mais le plus important pour moi, a été le fait qu’on était le 19 octobre 2019 et j’étais apaisée, heureuse. Mon sourire était sincère et ça, c’était ce que mon cœur désirait le plus, que le trou qui s’était creusé durant toute ma vie puisse enfin être comblé.

Et là, on me demande si j’accepte Jésus comme mon Seigneur et Sauveur. Je réponds tout simplement que oui. On me bascule en arrière et je suis sous l’eau. Je ne vais pas vous raconter que j’ai vu une lumière. Rien de ce genre, croyez-moi. Mais une fois remontée à la surface, j’avais la conviction profonde que j’avais fait le bon choix pour la suite de ma vie.

Depuis ce jour, j’ai une toute nouvelle conscience. Une conscience qui m’élève, qui me donne une nouvelle sagesse, une nouvelle manière d’être et de diriger ma vie. Et me dire qu’il aura fallu d’un seul jour, d’une seule fois pour que Dieu me donne toutes ces choses me remplit de gratitude. Il aura suffi d’un unique instant pour me faire prendre conscience qu’il n’est jamais trop tard. Et qu’au-delà du chemin, c’est l’arrivée qui compte. Alors peu importe comment et pourquoi je suis revenue à Christ, le plus important… c’est d’y être.

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